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La Main de Shamash
Le jour le plus long
Le Petit Prince
Le Dragon réincarné
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La Main de Shamash
Le jour le plus long
Le Petit Prince
Le Dragon réincarné
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Ancienne fermière, après une adolescence plutôt violente.
Très superstitieuse, pense qu'elle est aimée et bénie par la Lune (par extension, de Sin).
Très positive et optimiste, voit toujours le verre à moitié plein.
Impulsive et brutale, pas souvent réfléchie, vit dans l'instant présent.
En quête de vengeance mais surtout d'aventure.
Nefershai est plutôt Neutre tirant sur le Bon, mais en rage elle devient plutôt Mauvaise.
Les vents soufflaient sauvagement à travers les terres désolées tandis que Nefershai, la demi-orque barbare, fendait la solitude à dos de destrier. Les nuages gris s'étiraient paresseusement dans le ciel, comme des cicatrices laissées par d'anciennes batailles. Voilà deux semaines qu'elle avait accosté sur l'île de Zirvitas, à la recherche d'Enganaëlle Anattith, peut être aussi de Niniel, et pour la première fois elle tenait une piste. Elle était bénie par La Lune. Bientôt, grâce à la sorcière elle pourrait mieux comprendre ce que Sin attendait d'elle.
Sur la route poussiéreuse, ses pensées furent brusquement interrompues par un sinistre grondement. Là, devant elle, se dressait un groupe de cavaliers, cheminant dans la direction opposée. Leurs armures étaient ternies par l'usure, leurs yeux durs et leurs armes nombreuses reflétaient la lumière pâle du soleil. Comme les cents fois précédentes, Nefershai ignora leurs regards, mais restant toujours sur ses gardes, le sien fût attiré par le blason jaune sur leurs boucliers.
Une sueur glacée parcourue son échine, et son ventre se noua fermement. Les ayant dépassés, elle fit volte face pour s'en assurer - le même emblème brodé sur leurs capes déchirées - celui qu'elle connaissait trop bien et hantait ses nuits depuis des années. Aucun doute possible, le même que celui que portait le groupe responsable de la mort de son frère. Une lame froide d'acier parcourut son cœur, ravivant la douleur et la colère enfouies. Puis une vague, chaude celle ci, de plaisir anticipé, celui du carnage et de la vengeance. Elle embrassa son amulette de Sin et laisse échapper un rire bref, rauque et profond. Elle était bénie par La Lune.
S'efforçant de maîtriser sa rage bouillonnante, Nefershai se retira dans l'ombre des arbres. Abandonnant son cheval et la majorité de ses provisions, elle suivit furtivement ses proies, se faufilant telle une ombre entre les troncs noueux et les broussailles. Les cavaliers marchaient au pas, aussi elle s'efforça de ne prendre aucun risque d'être repérée, chaque pas calculé, chaque respiration réduite à un murmure. Rapidement elle fut couverte de sueur épaisse, sa peau et ses vêtements de voyage lacérés par les ronces et les branchages. Elle y était complètement insensible, autant que l'est la lune aux cri d'un nouveau né, à un feu d'artimagie, ou à un navire attaqué par un monstre marin. Son regard était braqué sur les ombres de ses proies et rien n'aurait pu l'en détacher.
Lorsque le soir tomba enfin, le camp des mercenaires s'installa avec désinvolture. Autour d'un grand feu, ils riaient et se gorgeaient de viande grillée, inconscients de l'ombre mortelle qui les observait. Nefershai attendit avec une patience d'acier, ses muscles se crispant tandis qu'elle sentait la chaleur de la colère monter à nouveau en elle.
La lune se leva, et avec sa bénédiction, le rugissement primal d'un loup résonna dans la nuit, brisant le silence environnant. Nefershai jaillit de l'obscurité, son corps massif se lançant avec une furie bestiale. Ses yeux brillaient d'une lueur sauvage alors qu'elle brandissait son falchion dans le prolongement de son corps. Le son du fil de son arme fendant l'air - symphonie à ses oreille ; les silhouettes des mercenaires se détachant dans la lumière du feu et du clair de lune - chef d'œuvre à ses yeux, l'anticipation du goût de leur sang à venir - ambroisie à ses nasaux.
Le chaos s'ensuivit. Les mercenaires se levèrent en sursaut, luttant pour dégainer leurs armes. Le son de sa lame s'infléchit et l'un de ses adversaire, une main sur la garde de son épée encore à moitié dans son fourreau, l'autre tenant un morceau de viande, s'effondra dans un gargouillis sanglant.
Elle rugit de plaisir. Un flash de lumière aveuglante s'accompagna d'une chaleur à l'épaule et d'une forte odeur de viande toute différente des reste de gibier. De l'autre coté du feu de camp, tout en reculant, une femme aux cheveux noirs et courts incantait un second sort. Une grave erreur, La Lune rendait la magie capricieuse contre Nefershai. Elle s'élança d'un bon au dessus du feu, mettant un peu de distance avec une mercenaire armée de longue dagues qui se jetait sur elle, les flammes projetant ombres et flammèches sur les tentes. Un second sort jailli des mains de l'ensorceleuse mais la barbare n'était qu'un tourbillon de haine et d'acier insensible. Dans un rire rauque sa lame s'enfonça dans le visage de son adversaire avec un craquement mélodieux.
Quelque chose s'enfonça profondément dans son épaule - un message, lui indiquant où se trouvait sa prochaine victime. Elle fit volte face, mais la mercenaire aux dagues arrivait sur elle en un cri puissant “Meurs!”. Nefershai esquiva l'une de ses lames, mais l'autre s'enfonça jusqu'à la garde dans sa poitrine. Huh, mauvais coté pour le coeur, La Lune était toujours de son coté. Elle lâcha son falchion et referma ses deux bras puissants autour de la roublarde. “Trop près” lui murmura t elle en crachant du sang. D'un coup de crâne, elle fracassa un nez. La dague qui n'était pas déjà enfoncée dans sa poitrine lui lacerait le dos, douces caresses. Un second coup de crâne, elle sentie la main relâcher la première dague sous l'impact, et les lacérations se firent hésitantes. Une flèche s'enfonça dans l'une de ses cuisses et, conservant son étau, elle pivota d'un quart de tour pour utiliser son adversaire comme bouclier. Puis.. Toc! Toc! Toc. Crac! Crac! Crac. Elle lâcha l'amas de chair inerte qu'elle serait contre elle, ivre de son sang et du son de ses os, et le corps inerte s'effondra au sol. une flèche fit mouche dans son bassin. Le problème avec les flèches, c'est qu'une fois plantées leur hampe pointe dans la direction de l'archer qui les a tiré. La direction du prochain cadavre en devenir. Elle souri à nouveau en se baissant pour ramasser son falchion, esquivant au passage une nouvelle flèche grâce à La Lune et se jeta en avant dans la direction approximative d'où venait les projectiles. L'ennemi était invisible depuis le feu de camp, mais, elle passa les tentes, une flèche siffla, et aussitôt le clair de lune lui dévoila une ombre à quelques mètres, en train de s'enfuir. Elle laissa échapper un rire profond. Quoi de plus réjouissant pour un loup qu'un agneau à portée de crocs ?
Le dernier mercenaire gisant sans vie, Nefershai traina son corps jusqu'au feu, le camp en chaos, son souffle rauque mêlé aux chuchotements des arbres. Son visage était maculé de son sang et de celui de ses adversaire, sa mâchoire tordue par la folie et la douleur, tous ses muscles tremblant sous l'effort et trois flèches dépassaient ça et là de son corps meurtri.
Le vent souffla, balayant les échos du combat et avec eux sa rage. Nefershai fixa la lune, pleine et écarlate du sang qui lui ruisselait dans les yeux. Une fois de plus elle avait été une alliée indéfectible. Un instant de grâce. Elle était bénie par La Lune. Un sourire carnassier s'étendit sur son visage, et elle perdit connaissance.
—
“Et beh, heh, voilà un sacré spécimen…” Un nain flou la regardait derrière ce qui semblait être des barreaux.
Sa conscience s'échappa à nouveau.